Nos rendez-vous

Communication Institutionnelle - Communication Politique

21/11/2006

Aujourd’hui incontournable, la communication politique est apparue en France en 1965.
La communication institutionnelle a pris son essor à l'ère de la décentralisation.

Mardi 21 novembre à 18 h 30, l'APCOM a organisé une table ronde sur la communication en période pré-électorale en abordant les thèmes suivants : une communication institutionnelle limitée par les textes (mais possible) ; une communication politique dont les contours sont modifiés par les nouvelles technologies (blogs) en tête) ; des médias recherchant un difficile équilibre entre proximité, pluralisme et événementiel ; l'évolution de la communication politique et institutionnelle de 1965 à aujourd'hui.

Plusieurs intervenants ont répondu aux questions de Thierry Saurat :

  • Mathieu Baradeau, directeur de la communication de la Ville de Nantes ;
  • Vincent Subrechicot, spécialiste des nouvelles technologies à Ouest Audiovisuel ;
  • Pascal Pannetier, directeur de la communication de la Ville de Vertou ;
  • Bertrand Rault, rédacteur en chef de Nantes 7 ;
  • Freddy Roy, consultant ID Communes, enseignant en communication politique et institutionne ;
  • Christophe Bultel, directeur des études de Sciencescom, consultant/formateur en communication publique et locale.

La table ronde a été suivie d'une dégustation de Muscadet de garde très appréciée par les participants. Ce moment d'échange et de convivialité était offert par le CIVN, partenaire de l'APCOM.

Compte rendu

La table ronde APCOM a permis d’aborder les aspects à la fois techniques, juridiques et éthiques de la communication politique et publique en période électorale. Plusieurs intervenants ont répondu aux questions de Thierry Saurat, vice-président de l’Association des Professionnels de la Communication et directeur de la communication de la Ville de Sainte-Luce-sur-Loire.

Le consultant Freddy Roy (ID Communes) a distingué la communication publique (celle de l’institution) de la communication politique (celle de l’élu), la replaçant dans son contexte historique, depuis la présidentielle de 1965 et les débuts du “marketing politique”.
Mathieu Baradeau, directeur de la communication de la Ville de Nantes, a explicité, avec force exemples, l’application de la loi de janvier 1990 sur le financement des campagnes politiques et ses conséquences sur la communication publique. Six mois avant les élections, les campagnes de communication sont interdites. Mais quelles campagnes ? La prudence est de mise chez les communicants publics, conseillés par des juristes et qui avouent vivre une véritable période de “schizophrénie”.
Pascal Pannetier, directeur de la communication de la Ville de Vertou a présenté une double expérience locale, la newsletter de sa Ville et le blog de sa ville, deux exemples de la frontière entre communication publique et expression politique.
Un brin provocateur, Bertrand Rault, rédacteur en chef de Nantes 7, a souligné la confusion des termes lorsque les communicants publics utilisent le terme information pour parler de leur communication. Les frontières ne sont pas si figées, semblent lui avoir répondu les intervenants et le public, majoritairement des communicants, entre une presse municipale gagnant en crédibilité, intégrant du contradictoire et des problèmes et de société et des médias parfois inféodés au pouvoir économique ou réceptacle d’images de communication (les meetings de Nicolas Sarkozy).
Vincent Subrechicot, responsable multimédia à Ouest-Audiovisuel a explicité les nouvelles techniques qui feront des élections de 2007 et 2008 les premières de l’ère numérique : blog, pod cast, diffusion virale. “Les blogs chahutent le discours politique” comme le titrait le monde cette semaine.
Évoquant le traitement des élections par les médias et la télévision, Bertrand Rault en a souligné les limites, ainsi que le credo de sa chaîne : présenter les enjeux, les points forts, éviter de tomber dans le piège des candidats les plus communicants, parler du programme et du projet.
Tout au long de la table ronde, Christophe Bultel, formateur en communication publique et locale, est venu mettre en perspective les enjeux du débat et rappeler une évidence : la communication publique vise à présenter et rendre lisible un projet politique, lutter  de  ce fait contre le discrédit de la parole publique et permettre, tout simplement, d’essayer de mieux vivre ensemble.


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